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Voyage au Chili : point sur la crise du covid-19

Chili

Le monde continue de tourner, pourtant quelque chose s’est arrêté. Voilà ce que nous ressentons en ce moment. La crise du coronavirus est entrée dans notre vie quotidienne et, en peu de temps, l’a modifié en profondeur. L’industrie du tourisme est maintenant dos au mur, et elle s’inquiète pour son futur.

Actuellement, nous suivons de près la situation en Amérique du Sud et scrutons avec impatience la reprise des voyages. À travers cet article, nous voulons vous donner un aperçu de la situations au Chili et dans les pays frontaliers, et essayons d’imaginer l’avenir.

Situation pays par pays

1. Chili

Les frontières sont fermées depuis le 16 mars. Seuls les citoyens et les étrangers bénéficiant d’un permis de séjour permanent au Chili peuvent entrer dans le pays. De plus, tout voyageur doit être mis en quarantaine pour une durée de 14 jours. 

Le trafic aérien international depuis, et vers l’Europe est, pour le moment, complètement interrompu. Seuls quelques vols sont prévus pour le mois de mai, et d’autres pour juin. Les écoles sont fermées (les cours sont assurés à distance), et les trajets en bus et les vols domestiques se font rares. Certaines régions, plus touchées, sont en confinement total, et il n’est pas autorisé de quitter son domicile pour des raisons autres que les courses ou un rendez-vous médical. Une attestation de sortie (numérique) est demandée en cas de contrôle. Un couvre-feu est également de mis en place à travers tout le pays entre 22h00 et 05h00. À ce stade, nous ne savons pas encore quand les écoles et les commerces seront rouverts et quand le confinement sera terminée. 

Cependant, nous restons résolument optimistes, car nous avons déjà reçu quelques bonnes nouvelles concernant la prochaine saison haute, ce qui nous laisse présager une reprise progressive de l’activité.

Fantástico Sur, l’un des acteurs les plus importants du célèbre parc national de Torres del Paine, devrait reprendre une activité normale durant la prochaine saison touristique chilienne (qui se déroule de novembre à avril, pendant l’été austral).

  • À partir du 1er octobre, le centre d’accueil du parc Torres del paine et deux campings (le Camping Francés et le Camping Central) rouvriront leurs portes.
  • Les refuges Central, Francés, Sector Chileno (le camping et le refuge) ainsi que le camping Serón seront ouvert à partir du 1er novembre.
  • À partir du 15 novembre, ce sera le tour du refuge Norte.
  • À partir du 1er décembre le refuge et le camping Cuernos rouvrira également.

Rapa Nui Travel prévoit que les vols entre le continent et l’île de Pâques, recommenceront en septembre / octobre. En ce moment, ils travaillent sur l’organisation de la nouvelle saison et négocient avec les partenaires pour éviter les éventuelles augmentations de tarif.

2. Pérou

Les frontières du Pérou sont également fermées depuis le 16 mars et les vols à destination et en provenance de l’Europe sont interdits depuis le 13 mars. Jusqu’à nouvel ordre, il n’y a aucun vol international de prévu. L’état d’urgence national a été décrété au Pérou et les mesures de quarantaine sont prolongés jusqu’au dimanche 24 mai. Un couvre-feu obligatoires à Lima et dans une grande partie du pays s’étale tous les jours de 20h00 à 04h00. Dans les régions de La Libertad, Lambayeque, Loreto, Piura et Tumbes, c’est à partir de 16h00 jusqu’à 04h00. L’interdiction de sortir le dimanche se poursuivra au Pérou jusqu’à la fin de l’état d’urgence. L’utilisation d’un masque est obligatoire dans les lieux publics et dans tous les commerces. Certaines restrictions ont cependant été levées : la livraison de nourriture et d’autres biens commerciaux est à nouveau autorisée.

Carlos Canales, Président de la Chambre nationale du tourisme du Pérou (CANATUR), fait remarquer qu’il n’y aura probablement pas de vols internationaux avant octobre. Il est possible que les aéroports ouvrent pour les vols internationaux dès septembre, mais uniquement avec des activités très réduites. Selon M. Canales, le transit intérieur national reprendra probablement lentement ses opérations en juin ou juillet. Selon ses estimations, les taux d’occupation des hôtels devraient rester au maximum à 15% jusqu’en décembre au moins (en comparaison: avant la crise du COVID-19, ils étaient de 60%).

3. Bolivie

La Bolivie est en quarantaine depuis la mi-mars. Depuis le 11 mai, une «quarantaine dynamique» a été mise en place dans certaines régions, levant certaines restrictions sur les déplacements. De plus, la livraison de nourriture et d’autres biens commerciaux est autorisée tous les jours de la semaine et les secteurs de l’industrie, de la construction, de l’exploitation minière et les hôtels ont déjà repris leurs activités. Une fois par semaine, il est possible de quitter son domicile pour faire les courses et ou se rendre à d’importants rendez-vous, mais pas plus d’une seule personne par ménage. Il n’y aura pas de vols internationaux ou nationaux jusqu’au 31 mai au moins et les frontières sont fermées. Il n’y a actuellement aucune information sur leur réouverture. L’utilisation de masques dans les lieux publics reste obligatoire jusqu’à fin mai dans tout le pays.

4. Argentine

Un confinement obligatoire est en vigueur en Argentine depuis le 19 mars. Il n’est possible de quitter son domicile que pour faire ses achats dans le supermarché de proximité ou pour se rendre dans les pharmacies. Le respect du confinement est strictement contrôlé, et toute personne qui quitte son domicile doit avoir avec elle une attestation de sortie (sous format numérique). Les magasins sont fermés, mais les restaurants sont autorisés à livrer des repas. En Argentine, les frontières sont également fermées et le trafic aérien est interrompu. Le gouvernement a décidé qu’aucun vol commercial ne devrait s’effectuer avant au moins septembre.

Quel avenir ?

Le monde est sur le point de changer, le tourisme et la façon dont nous voyageons également. L’épidémie de Covid-19 est un problème mondial, il nous faut donc trouver des solutions mondiales. Certains professionnels du secteur estiment qu’il nous faudra trois à cinq années pour nous remettre de cette crise. Raul Garcia, président de la Chambre nationale du tourisme en Équateur (FENACAPTUR), suppose que la fin de la crise ne sera pas atteinte dans les meilleurs délais. Il estime également que le tourisme durable devient alors un objectif. Le tourisme de masse diminuera, des expériences spéciales et uniques seront privilégiées.

L’Autre Chili partage cette opinion et considère un tel développement comme positif : nous avons toujours défendu le tourisme durable, réalisé en petits groupes loin du tourisme de masse. Nous partons également du principe que les voyageurs réserveront davantage auprès des voyagistes et des opérateurs de voyages une fois la crise surmontée, afin d’avoir une personne à contacter en cas de doute. En tant que spécialistes du Chili et de la Patagonie Argentine, nous serons heureux de vous soutenir et de vous faire bénéficier de notre réseau d’amis et de guides locaux pour l’organisation de vos voyages, car nous serons toujours là, pour vous, à l’avenir ! Si vous avez des questions sur la situation actuelle en Amérique du Sud, veuillez nous contacter.

About Sevan

Amoureux de la nature, ce que j’apprécie le plus en voyage, c’est de me retrouver face à un animal que je n’avais encore jamais vu auparavant.
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