En bas de la colline, le bruit feutré de la Saône, les cloches de Saint-Jean, puis ce grincement discret de métal quand les portes se referment. La cabine rouge se cale sur les rails, un petit à-coup, et te voilà tiré vers le ciel de Lyon par un câble invisible. Tu lèves les yeux : au-dessus, la basilique de Fourvière veille, les toits brillent, les ponts se dessinent. Dans ce geste du quotidien, si simple, il y a pourtant un morceau d’histoire et de patrimoine lyonnais : la fameuse ficelle.
Tu t’es déjà demandé pourquoi, à Lyon, on parle encore de « prendre la ficelle » plutôt que de dire « prendre le funiculaire » ? Derrière ce surnom presque enfantin, il y a l’invention du premier funiculaire de France, des ouvriers qui suent dans les pentes de la Croix-Rousse, des marchands qui rêvent de mobilité plus douce, et toute une ville qui apprivoise ses collines grâce à ces cabines tirées par un simple câble… une « corde », une « ficelle ». Aujourd’hui, seuls deux funiculaires circulent encore, intégrés aux transports en commun, mais le mot, lui, ne lâche pas les Lyonnais.
Dans ces lignes, tu vas remonter le temps depuis la rue Terme jusqu’aux stations F1 et F2, comprendre comment un chemin de fer à corde a transformé la mobilité urbaine, pourquoi la ficelle fait partie de l’identité locale autant que les bouchons ou le tunnel de Fourvière (sur lequel tu peux d’ailleurs lire plus de détails ici : tunnel de Fourvière), et comment l’utiliser aujourd’hui pour visiter Fourvière sans te ruiner les genoux. Entre deux montées, on parlera aussi d’autres villes à flanc de colline, de Valparaíso au Chili aux quartiers pentus de Lyon, où funiculaires et téléphérique dessinent une autre façon de voyager lentement.
En bref :
- 🧵 « Ficelle » : un surnom né du câble de traction, cette « corde » qui tire le funiculaire dans les pentes.
- ⛰️ Lyon a compté cinq ficelles : aujourd’hui il n’en reste plus que deux, F1 (Saint-Just) et F2 (Fourvière).
- 🚋 La ficelle de la rue Terme, ouverte en 1862, est l’un des tout premiers funiculaires d’Europe.
- 🕊️ Certaines lignes servaient aussi au transport de marchandises… et même de cercueils vers le cimetière de Loyasse.
- 🚇 Les anciennes ficelles ont inspiré le métro C et, plus largement, la manière dont Lyon pense sa mobilité urbaine.
- 🗺️ Aujourd’hui, la ficelle est un moyen doux de visiter Fourvière, relié au réseau TCL et aux grands axes sous les ponts de la Saône.
Funiculaire Lyon : d’un « chemin de fer à corde » à la légende de la ficelle
Imagine les pentes de la Croix-Rousse au milieu du XIXe siècle : des charrettes chargées de ballots, des chevaux qui peinent dans la montée des Esses, des ouvriers qui tirent, poussent, halètent. La colline « où l’on travaille » porte bien son nom. Monter et descendre, jour après jour, c’est lourd, long, épuisant.
Quand l’idée d’un chemin de fer à corde surgit vers 1860, elle ressemble presque à de la science-fiction. Une voie sur rails, gravissant la colline grâce à un long câble de traction, entrelacé de fils de fer et d’acier : la machine ferait le travail à la place des hommes et des animaux. Et ce câble, si visible, si central, va très vite devenir le personnage principal de toute cette histoire.
Officiellement, on parle d’« installation funiculaire ». Dans les papiers administratifs, le mot est froid, technique. Dans les bouches des habitants, il devient vivant : on prend « la ficelle ». Comme on donne un surnom tendre à un vieil ami qui te rend service tous les jours, les Croix-Roussiens adoptent ce mot simple, en écho à la « corde » qui hisse la cabine.
Un siècle plus tard, lors du centenaire de la ficelle de la rue Terme en 1962, les anciens racontaient encore comment ce câble avait libéré la colline. En moins de trois minutes, on passait des pentes aux abords de la place des Terreaux. Pour l’époque, c’était presque l’équivalent d’un premier métro… avec une seule ligne, verticale.
Pourquoi les Lyonnais disent toujours « prendre la ficelle »
Si tu tends l’oreille dans le Vieux Lyon, tu entendras rarement quelqu’un dire « le funiculaire F2 ». On parle de « la ficelle de Fourvière », de « la ficelle de Saint-Just ». Le terme a survécu à tous les changements techniques, aux modernisations, à l’automatisation, parce qu’il raconte plus que le simple moyen de transport.
Au départ, c’est littéral : la « ficelle », c’est le câble de traction. Dans certains documents du XIXe siècle, on lit encore « chemin de fer à corde ». Le mot officiel n’a pas fait recette, mais ce diminutif, lui, a voyagé. Jusqu’à Istanbul, où des ingénieurs sont venus étudier le système lyonnais, repartant avec les plans et… le surnom dans leurs carnets.
Dans le langage lyonnais, dire « la ficelle » c’est dire à la fois la machine, la ligne, la colline, le trajet quotidien. Le terme est resté alors que l’on a intégré les lignes au métro, que les billets se sont dématérialisés, que les cabines sont devenues modernes. Comme pour les ponts de la ville ou le tunnel de Fourvière, le vocabulaire dépasse la technique pour entrer dans la mémoire collective.
Au fond, garder ce mot, c’est une manière de ne pas oublier que Lyon est une ville verticale, qui a dû apprivoiser ses reliefs avec de l’ingéniosité et un peu de poésie. C’est le fil discret qui relie 1862 à la station Vieux-Lyon d’aujourd’hui.
Les premières ficelles de Lyon : quand la colline de la Croix-Rousse s’est mise à glisser
Pour comprendre la magie des ficelles actuelles, il faut revenir dans les pentes de la Croix-Rousse, là où tout a commencé. C’est là, entre la sueur des canuts et les projets d’ingénieurs ambitieux, que Lyon devient un laboratoire de mobilité urbaine en pente.
La ficelle de la rue Terme : la pionnière de 1862
La ficelle de la rue Terme, c’est un choc pour l’époque. Mise en service en 1862, elle relie le pied de la colline à son plateau en à peine quelques minutes. Là où, auparavant, les attelages affrontaient une montée longue et délicate, ils peuvent désormais embarquer tout droit dans la cabine ou sur des wagonnets accrochés derrière.
Les commerçants de la Croix-Rousse ne s’y trompent pas : ce « train à corde » devient leur meilleur allié. Moins de fatigue pour les chevaux, moins de casse, plus de trajets dans la journée. Pour les habitants, c’est aussi une révolution : la commune, récemment annexée à Lyon, se rapproche physiquement et symboliquement du centre. Une ficelle pour rattacher la colline au reste de la ville.
Pendant près d’un siècle, des millions de passagers l’empruntent. On fête son centenaire en 1962, avec un brin de fierté. Certains la voient même comme un ancêtre des métros modernes. Mais déjà, la fréquentation baisse, les nouvelles lignes de bus et de tram détournaient une partie du public, et les installations vieillissent.
Le dernier voyage a lieu le 31 décembre 1967. Le tunnel est ensuite réaffecté à une voie routière à sens unique. Quand tu descends aujourd’hui ce tronçon en voiture, tu circules en fait dans l’ancien ventre de la plus ancienne ficelle lyonnaise.
La ficelle de Croix-Paquet : la rivale transformée en métro C
Quelques années après la rue Terme, une nouvelle idée se faufile dans les bureaux des ingénieurs : créer un autre funiculaire, encore plus bas dans la pente, entre la place Croix-Paquet et le boulevard de la Croix-Rousse. Le chantier commence en 1889, malgré la résistance des exploitants de la première ficelle qui craignent la concurrence.
En creusant, les ouvriers tombent sur une roche énorme, un bloc de quartzite triasique venu d’ailleurs, déposé là par un ancien glacier alpin. Tu la connais : c’est le Gros Caillou 😄, devenu l’un des symboles du quartier. À l’époque, ce rocher est un événement, presque autant que le funiculaire lui-même.
La ficelle ouvre en 1891, après trois ans de travaux et plus de 2,3 millions de francs investis. Son tarif ? Un seul sou. Résultat : une énorme concurrence pour la rue Terme. Les habitants optent logiquement pour la solution la moins chère, et la nouvelle ligne s’impose peu à peu dans le quotidien.
Dans les années 1960, même scénario : baisse de fréquentation, installations à bout de souffle. Plutôt que de tout abandonner, on choisit une transformation profonde. En 1971, la ligne est modernisée avec un système à crémaillère. Deux rails lisses encadrent une voie dentelée, où viennent s’accrocher les rames. En 1972, la ficelle telle qu’on la connaissait s’arrête, laissant place, en 1974, à une préfiguration du métro C.
Chaque fois que tu prends le métro C aujourd’hui, tu suis en partie le tracé de cette ancienne ficelle, métamorphosée mais toujours fidèle à sa vocation : apprivoiser la colline.
Les ficelles de Fourvière : funiculaire, cimetière et basilique au sommet
Quitte un instant la Croix-Rousse pour traverser la Saône. Sur l’autre rive, la colline de Fourvière domine Lyon. On la surnomme la colline « où l’on prie », tant la basilique et les couvents marquent le paysage. C’est pourtant là aussi que la ville innove pour grimper sans effort, entre rues en lacets et escaliers sans fin.
La ficelle Saint-Paul : la ligne des vivants… et des morts
Parmi toutes les ficelles, celle de Saint-Paul à Fourvière a l’histoire la plus étrange. Ouverte en 1900, c’est la dernière à voir le jour… et celle qui vivra le moins longtemps. Son objectif principal : relier la gare de Saint-Paul au cimetière de Loyasse, en rejoignant un tramway qui part du sommet de la colline.
La fréquentation est faible, sauf à la Toussaint. Les vivants sont peu nombreux à faire ce trajet, mais les morts, eux, voyagent sans retour. On fixait les cercueils sur une plateforme à l’arrière du funiculaire, la même que celle qui servait habituellement aux marchandises. L’image est saisissante : la ficelle qui monte en silence, chargée de fleurs et de bois verni.
Cette ligne restera en service une trentaine d’années seulement. Après des utilisations ponctuelles pour la Toussaint en 1939, 1940 et 1942, ses installations sont finalement démontées en 1952. Pourtant, un morceau d’elle subsiste encore dans la ville : la gare de départ, près de la gare Saint-Paul, à l’angle de la montée Saint-Barthélémy et de la rue Juiverie. Si tu passes par là, lève les yeux : tu verras l’ombre d’une ficelle disparue.
La ficelle Saint-Just : entre Fourvière et les villages de la périphérie
Avant même la basilique telle qu’on la connaît, la colline attire déjà du monde. En 1878, une nouvelle ficelle relie Saint-Jean à Saint-Just. Cette fois, le funiculaire n’est pas seulement un raccourci pour les piétons : c’est aussi un maillon essentiel d’un vaste réseau de tramways partant vers les villes périphériques.
À la gare de Saint-Just, des convois desservent la campagne environnante. Les passagers montent dans la ficelle, puis enchaînent avec un tram vers les villages. Le funiculaire devient le trait d’union entre le cœur historique de Lyon et tout un territoire sous les ponts du Rhône et de la Saône. Une vraie colonne vertébrale avant l’heure pour les transports en commun.
Pour permettre aux tramways d’utiliser le tunnel, on ajoute en 1901 des rails à crémaillère aux rails du funiculaire. L’idée est ingénieuse mais complexe. Sur le long terme, le système provoque trop de déraillements, et aucun tram ne finira par utiliser régulièrement ce tunnel. En 1957, le dispositif à crémaillère est démonté au profit d’un funiculaire modernisé.
Dans les années 1980, l’arrivée du métro D modifie légèrement la ligne. Le terminus du bas est ajusté pour accueillir la future station Vieux-Lyon Cathédrale Saint-Jean. En 2011, la ligne prend officiellement le nom de F1. Pourtant, dans la bouche des habitants du quartier, elle reste… la ficelle de Saint-Just.
La ficelle de Fourvière : la plus emblématique
Quand les Lyonnais parlent « de la ficelle », c’est souvent d’elle dont il est question : celle qui monte directement du Vieux Lyon jusqu’à la basilique de Fourvière. À l’origine, cette ligne ne devait être qu’une antenne de la ficelle de Saint-Just, avec un embranchement aux Minimes. Finalement, les ingénieurs choisissent de lui donner sa propre ligne, partant de Saint-Jean.
Ce choix change tout : pas de correspondance, un trajet direct, un coût plus raisonnable. La ligne ouvre le 6 septembre 1900. Très vite, elle devient la manière la plus simple de rejoindre la basilique, que ce soit pour prier, admirer la vue, ou participer à la Fête des Lumières. Entre la Saône et le parvis, la ficelle trace un trait vertical dans la ville.
En 1986, à l’occasion des travaux pour la ligne D du métro, l’installation est entièrement automatisée. Plus besoin de conducteur, mais la sensation, elle, reste la même : ce moment où tu quittes la fraîcheur du tunnel pour émerger face au ciel et à la ville qui s’étale, avec ses ponts, ses toits rouges, ses collines en miroir.
Le 29 août 2011, la ligne prend officiellement le nom de F2. Mais demande à un vrai Lyonnais comment y aller : il te répondra sûrement, avec un sourire, « Tu prends la ficelle jusqu’en haut » 😉.
La ficelle aujourd’hui : un fil entre patrimoine, mobilité urbaine et slow travel
En 2026, la ficelle n’est plus seulement un vieux mot charmant. C’est un outil bien vivant dans le réseau TCL, un moyen de grimper la colline sans se presser, en regardant la ville défiler au ralenti, loin du stress des grands axes et des embouteillages du tunnel de Fourvière.
Comment utiliser les ficelles F1 et F2 pour découvrir Lyon
F1 et F2 fonctionnent comme n’importe quelle ligne de métro ou de tram à Lyon, mais avec une petite particularité : la pente. Tu montes à Vieux-Lyon et tu choisis : Saint-Just ou Fourvière. En quelques minutes, tu passes de l’ombre des ruelles pavées à la lumière des belvédères.
Un ticket spécial funiculaire existe : environ 3 € pour un aller-retour dans la journée, pratique si tu veux juste monter et redescendre au même endroit. Si tu comptes descendre à pied (par les jardins, les escaliers, ou les théâtres romains), ou si ton trajet dure moins d’une heure, un ticket classique de transport est souvent plus malin.
Pour t’aider, voilà un tableau simple pour comparer 👇 :
| 🎫 Type de ticket | 💰 Prix approximatif | 🕒 Durée / conditions | 👍 Quand le choisir |
|---|---|---|---|
| Ticket funiculaire | ≈ 3 € | A/R dans la même journée | 👏 Si tu montes et redescends en ficelle sans autre trajet TCL |
| Ticket TCL classique | ≈ 2 € | Valable 1h sur tout le réseau | 🚇 Si tu enchaînes métro, bus, tram et funiculaire en moins d’1h |
| Pass journée / 24h | ≈ 6–7 € | Illimité sur la journée | 🌄 Si tu passes la journée à explorer Lyon en transports en commun |
Beaucoup de voyageurs combinent la montée en ficelle avec une descente à pied : par les jardins du Rosaire, le site antique ou les petites rues qui rejoignent les quais de Saône. C’est l’un des meilleurs moyens de sentir la ville… littéralement sous tes pieds.
Un autre rapport à la ville : du funiculaire au slow travel
La ficelle invite naturellement à ralentir. Tu ne traverses pas Lyon en trombe, tu la montes, tu la contemples. En quelques minutes, tu passes des bruits de fourchettes sur les terrasses du Vieux Lyon au calme suspendu de la colline. C’est un changement d’ambiance, presque de rythme intérieur.
Dans cette manière de se déplacer, il y a beaucoup de ce qu’on appelle aujourd’hui le slow travel : accepter de prendre son temps, de regarder par la fenêtre, de ressentir les contrastes de lumière, de météo, de sons. À Lyon, cela passe par la ficelle. Ailleurs, par des tramways brinquebalants ou des téléphériques colorés.
Si ce rapport à la pente te parle, tu aimeras sûrement découvrir comment d’autres villes ont apprivoisé leurs collines. À Valparaíso, au Chili, par exemple, des ascenseurs et funiculaires montent le long des maisons colorées, un peu comme une cousine lointaine de la ficelle lyonnaise. Tu peux en avoir un aperçu ici : Valparaíso, ville colorée. Là-bas aussi, chaque montée raconte une histoire différente.
Conseils pratiques pour profiter des ficelles comme un Lyonnais
Pour que ton expérience soit fluide et agréable, quelques astuces issues du terrain peuvent vraiment faire la différence. Tu peux les garder en tête, comme une petite check-list avant de monter à bord.
- 🕗 Évite les heures de pointe : entre 7h30–9h et 17h–19h, la ficelle est très fréquentée par les locaux. Pour une montée tranquille, choisis la fin de matinée ou le milieu d’après-midi.
- 🌤️ Monte par temps dégagé : la vue depuis Fourvière n’a rien à voir quand le ciel est clair. Tu verras les toits, les ponts, et parfois même les Alpes au loin.
- 🥾 Redescends à pied : par les jardins du Rosaire ou les escaliers des Minimes, tu profites de la ville en douceur, sans te précipiter.
- 📸 Place-toi côté vitre : dans la F2 surtout, la vue sur les toits du Vieux Lyon est magnifique pendant la montée.
- 🔁 Combine avec le métro D : la station Vieux-Lyon est un nœud idéal pour enchaîner un tour en ficelle et une visite sur la Presqu’île.
Ficelle, téléphérique, ponts : quand Lyon inspire d’autres villes de colline
La ficelle n’est pas qu’un détail historique. Elle fait partie d’une grande famille de transports en pente : funiculaires, téléphériques, ascenseurs urbains, tous pensés pour dompter le relief. Lyon a été un terrain d’expérimentation, avant que d’autres métropoles s’emparent de ces idées.
De la Saône aux collines chiliennes : même combat contre la pente
Quand tu observes la ficelle de Fourvière glisser doucement entre les maisons, tu peux penser aux rues de Valparaíso, aux collines qui surplombent Santiago, ou aux quartiers escarpés d’autres villes sud-américaines. Partout, la même équation : comment relier le centre aux hauteurs sans construire des routes délirantes ou user les mollets des habitants.
Au Chili, par exemple, certaines villes ont misé sur les funiculaires et les ascenseurs urbains. D’autres ont développé le téléphérique comme à Medellín en Colombie. Dans tous les cas, ces systèmes de transport deviennent plus que des outils pratiques : des symboles, des repères, parfois même des attractions touristiques à part entière.
Si tu rêves d’explorer ces autres collines, il existe des ressources pour préparer un voyage loin des clichés, comme celles autour de voyager au Chili, qui montrent comment la topographie façonne aussi la culture et la vie quotidienne. Curieusement, tu y retrouves un peu du ressenti que tu as en sortant de la station Fourvière : ce mélange de hauteur, de lumière, et de distance par rapport au tumulte urbain.
Lyon, laboratoire de mobilité urbaine en pente
À force de grimper, descendre, remonter, Lyon a appris quelque chose de précieux : le relief n’est pas un obstacle, c’est un terrain de jeu pour penser la ville autrement. Les anciennes ficelles ont petit à petit nourri le tracé du métro, l’organisation des bus, la manière de connecter les quartiers entre eux.
Entre les ponts qui enjambent les fleuves et les funiculaires qui relient les hauteurs, la ville a tissé un réseau de circulation en 3D. Aujourd’hui, quand tu passes de la Presqu’île au plateau de la Croix-Rousse ou de la Saône à Fourvière, tu suis souvent des traces dessinées au XIXe siècle.
C’est peut-être pour ça que le mot « ficelle » résiste autant : il rappelle que derrière chaque trajet simple, chaque montée en cabine, il y a des décennies d’essais, de ratés, de réussites, et surtout une idée forte : rendre la ville accessible à tous, quelle que soit la pente.
Pourquoi le funiculaire de Lyon s’appelle encore « la ficelle » ?
Les Lyonnais ont surnommé leurs funiculaires « ficelles » à cause du long câble de traction, perçu comme une corde qui tire la cabine dans la pente. Ce terme affectueux, né au XIXe siècle, est resté dans le langage courant même après la modernisation des lignes en F1 et F2.
Combien de funiculaires circulent encore à Lyon aujourd’hui ?
Lyon a compté jusqu’à cinq ficelles. Aujourd’hui, il en reste deux en service : la ligne F1 (Vieux-Lyon ↔ Saint-Just) et la ligne F2 (Vieux-Lyon ↔ Fourvière), toutes deux intégrées au réseau TCL.
Quel ticket prendre pour utiliser la ficelle à Lyon ?
Tu peux utiliser un ticket TCL classique (valable 1h sur tout le réseau) ou un ticket spécial funiculaire qui couvre un aller-retour dans la journée. Si tu combines avec métro, bus ou tram dans l’heure, le ticket classique est généralement plus avantageux.
Peut-on visiter Lyon uniquement en funiculaire ?
Non, les funiculaires ne desservent que la colline de Fourvière. Ils complètent le métro, les bus et les trams mais ne les remplacent pas. En revanche, les ficelles sont idéales pour relier le Vieux Lyon aux hauteurs et organiser une balade panoramique sur la ville.
Meta description : Monte à bord de la ficelle de Lyon, découvre l’histoire fascinante des funiculaires lyonnais et comprends pourquoi les habitants utilisent encore ce surnom tendre. 🧵🚋



